Table d’onglerie, cabine ou fauteuil : quel espace beauté rapporte le plus ?
Étude KUUNA du 3 octobre 2026 : prix observés, revenu par poste, contribution par m² et durée de location. Trois simulations transparentes pour comparer les espaces.

Dans cet article
- Les chiffres de l’étude
- Le constat terrain à l’origine de cette étude
- Ce que nous avons observé dans le catalogue KUUNA
- Revenu par poste et contribution par m² : deux décisions différentes
- Simulation 1 : le prix inférieur peut mieux valoriser la surface
- Simulation 2 : intégrer occupation, dépenses et rotations
- Simulation 3 : un remplissage différent inverse le classement
- Les locations longues : une valeur différente du prix journalier
- Onglerie : une petite surface ne signifie pas un petit équipement
- Cabine et coiffure : regarder les usages qui consomment
- Rotation, accueil et manutention : le travail derrière chaque réservation
- Charges fixes, financement et coût de l’espace occupé
- Bail et assurances : vérifier ce que le modèle suppose
- Ce que les chiffres sectoriels éclairent, et ce qu’ils ne mesurent pas
- Passer du scénario à une décision dans votre établissement
- Simuler mon projet
- Questions fréquentes
Les prix proposés, avec leurs effectifs.
Les tableaux reprennent les tarifs de location saisis par les établissements, pour les offres dont la capacité déclarée est égale à 1. Les frais KUUNA applicables à une réservation sont présentés en euros dans son récapitulatif avant paiement.
| Espace | Offres / établissements | Moyenne du tarif saisi | Médiane | Moitié centrale des tarifs |
|---|---|---|---|---|
| Cabine esthétique | 33 / 16 | 94,21 € | 93,75 € | 70,00 € – 110,00 € |
| Fauteuil de coiffure | 34 / 23 | 81,21 € | 82,50 € | 62,25 € – 90,00 € |
| Poste d’onglerie | 15 / 11 | 71,09 € | 65,00 € | 54,50 € – 84,50 € |
| Cabine de massage | 0 / 0 | Effectif insuffisant | — | — |
Ces valeurs décrivent les offres KUUNA observées à la date d’extraction ; elles ne représentent pas le marché français ni les prix effectivement réglés.
Voir les prix au mois et leurs effectifs
| Espace | Offres / établissements | Moyenne du tarif saisi | Médiane | Moitié centrale des tarifs |
|---|---|---|---|---|
| Cabine esthétique | 18 / 13 | 800,04 € | 700,00 € | 500,00 € – 897,50 € |
| Fauteuil de coiffure | 21 / 18 | 854,48 € | 700,00 € | 490,00 € – 1 320,00 € |
| Poste d’onglerie | 13 / 11 | 609,67 € | 500,00 € | 379,00 € – 890,00 € |
| Cabine de massage | 0 / 0 | Effectif insuffisant | — | — |
Les échantillons au jour et au mois sont différents. Leur rapport ne mesure pas une remise sur une même offre. Le simulateur modélise des journées facturées : un forfait mensuel doit être ramené à ses journées réellement couvertes avant de l’utiliser.
Méthode, périmètre et données vérifiables
Une offre canonique compte pour une observation, quel que soit son nombre de postes. Plusieurs offres d’un même établissement peuvent donc compter plusieurs fois. Le nombre d’établissements renseigne la diversité des lieux, sans pondération égale par salon. Une statistique tarifaire est présentée à partir de 5 offres et 5 établissements distincts.
La capacité déclarée de 1 facilite la comparaison mais ne constitue pas un audit physique des postes. Les montants de base proviennent des hôtes ; leur statut HT ou TTC n’est pas harmonisé. Ni les prix effectivement négociés, ni l’occupation, ni les bénéfices ne se déduisent de ce catalogue.
Extraction du 3 octobre 2026 à 20 h 01, heure de Paris. Les quartiers, surfaces et disponibilités ne sont pas contrôlés par cette étude. Les surfaces des simulations sont des hypothèses comprenant une part des espaces communs. Les quartiles sont calculés par interpolation linéaire ; les résultats sont arrondis au centime pour l’affichage.
Le constat terrain à l’origine de cette étude
Avant de créer KUUNA, son fondateur avait observé un décalage : des tables d’onglerie pouvaient être plus rentables que des cabines, alors que les cabines se louaient plus longtemps. Cette expérience a nourri la réflexion sur la manière de valoriser les espaces beauté. L’étude part de ce constat réel pour en expliquer les mécanismes économiques.
Son périmètre ne constitue pas ici un échantillon statistique documenté. Nous ne lui attribuons donc ni durée moyenne nationale ni taux de remplissage. Nous rapprochons ce retour terrain des tarifs du catalogue, puis construisons des scénarios dont les surfaces, les coûts et l’occupation sont visibles.
La question utile pour un établissement est précise : quelle utilisation de mon espace apporte le plus de contribution, compte tenu de la place disponible, du travail nécessaire et de la demande que je peux réellement servir ? Un prix journalier élevé, un contrat long et un bon résultat par mètre carré répondent à des questions différentes.
Ce que nous avons observé dans le catalogue KUUNA
L’extraction du 3 octobre 2026 à 20 h 01, heure de Paris, recense 187 offres canoniques, 275 postes déclarés et 54 établissements. Une offre peut représenter plusieurs postes : ces nombres ne désignent donc pas la même chose. Le catalogue est une photographie des annonces publiques disponibles à cette date, sans représentativité revendiquée du marché français.
Pour les comparaisons par poste, nous retenons les offres dont la capacité déclarée vaut un. Ce filtre est un indicateur pratique, pas une vérification physique de chaque lieu. Les moyennes donnent le même poids à chaque offre canonique ; un établissement présentant plusieurs offres peut peser plusieurs fois. Le nombre de salons indiqué renseigne la diversité des lieux, sans corriger cette pondération.
Les montants sont les prix de base saisis par les hôtes, avant les frais et options ajoutés au client. Ce ne sont ni des prix finaux de réservation ni des encaissements constatés. Le catalogue ne permet pas d’harmoniser leur statut HT ou TTC. Les surfaces renseignées sont trop peu nombreuses et trop ambiguës pour publier un rendement observé par m².
Nous conservons seulement les tarifs positifs renseignés pour chaque durée. Les effectifs changent entre jour et mois. La catégorie massage ne fournit pas un échantillon journalier suffisamment diversifié pour fixer un prix de référence dans nos scénarios.
| Type d’espace | À la journée | Offres / salons | Au mois | Offres / salons |
|---|---|---|---|---|
| Table d’onglerie | 71,09 € | 15 / 11 | 609,67 € | 13 / 11 |
| Cabine esthétique | 94,21 € | 33 / 16 | 800,04 € | 18 / 13 |
| Fauteuil de coiffure | 81,21 € | 34 / 23 | 854,48 € | 21 / 18 |
Revenu par poste et contribution par m² : deux décisions différentes
Le revenu par poste aide à savoir ce qu’une unité peut apporter au lieu. Le revenu par m² mesure l’intensité d’utilisation de la surface. La contribution retranche ensuite les coûts retenus dans le calcul. Aucun de ces indicateurs, pris seul, ne correspond au bénéfice net de l’entreprise.
Une cabine peut rapporter plus d’euros au total tout en rapportant moins par m². Une table compacte peut mieux utiliser une petite zone sans pouvoir remplacer une cabine nécessaire à vos soins. Le bon indicateur dépend de la contrainte : manque de place, besoin de trésorerie, disponibilité de l’équipe ou recherche de stabilité.
La surface affectée doit intégrer une quote-part cohérente des circulations, de l’accueil et du rangement. Comparer la seule empreinte d’un plateau de table à une cabine entière favoriserait artificiellement l’onglerie. Les 5 m² et 12 m² utilisés ci-dessous sont des hypothèses de calcul, jamais des surfaces moyennes constatées ni des prescriptions d’aménagement.
Simulation 1 : le prix inférieur peut mieux valoriser la surface
Prenons les deux prix journaliers moyens observés : 71,09 € pour une table et 94,21 € pour une cabine. Affectons, uniquement pour cet exemple, 5 m² à la table et 12 m² à la cabine. Un jour vendu produit alors 14,218 € de recette brute par m² côté onglerie, contre 7,8508 € côté cabine.
Le rapport est supérieur de 81,1 % pour la table dans cette simulation. Cela explique comment le constat du fondateur peut se produire : la différence de surface compense largement la différence de prix. Pourtant, la cabine conserve la recette la plus élevée par poste et par jour vendu.
Cette première lecture ne traite encore ni les jours invendus, ni l’entretien, ni la gestion. Elle isole un mécanisme de densité économique. Dire que la table est « 81,1 % plus rentable » sans préciser ce périmètre serait incorrect : nous avons calculé une recette brute par m² pour une journée vendue.
| Calcul pour un jour vendu | Table d’onglerie | Cabine esthétique |
|---|---|---|
| Prix de base utilisé | 71,09 € | 94,21 € |
| Surface affectée supposée | 5 m² | 12 m² |
| Recette brute par m² et jour vendu | 14,22 € | 7,85 € |
Simulation 2 : intégrer occupation, dépenses et rotations
Passons à un mois construit avec 22 jours proposés et 60 % d’occupation pour les deux espaces, soit 13,2 jours vendus en moyenne. Supposons 5 € de dépenses variables par jour loué en onglerie et 11 € en cabine. Chaque changement de réservation coûte 12 € de gestion et de remise en état.
Pour représenter deux organisations possibles, fixons deux journées facturées par réservation pour la table et dix pour la cabine, consécutives ou réparties sur plusieurs semaines. Ces durées sont illustratives : elles ne proviennent ni du catalogue ni d’une mesure des réservations. Le calcul fractionnaire décrit une moyenne de fonctionnement sur plusieurs périodes, pas un planning contenant une fraction de contrat.
La recette est le prix journalier multiplié par les jours vendus. Nous retranchons les dépenses par jour et le coût des rotations : jours vendus divisés par durée moyenne, puis multipliés par 12 €. Les opérations utilisent leur précision complète ; seuls les résultats affichés sont arrondis.
La table conserve ici une contribution par m² supérieure de 75,9 %. La cabine apporte pourtant 289,34 € de contribution supplémentaire par poste. Les deux résultats sont compatibles. Il reste à payer les frais éventuels non modélisés, les charges fixes, le financement et les amortissements ; aucune fiscalité ni rémunération personnelle n’est déduite.
| Indicateur | Table d’onglerie | Cabine esthétique |
|---|---|---|
| Jours proposés / occupation | 22 / 60 % | 22 / 60 % |
| Jours vendus moyens | 13,2 | 13,2 |
| Journées facturées supposées par réservation | 2 jours | 10 jours |
| Recette de base simulée | 938,39 € | 1 243,57 € |
| Dépenses variables simulées | 66,00 € | 145,20 € |
| Coût des rotations simulé | 79,20 € | 15,84 € |
| Contribution avant autres charges | 793,19 € | 1 082,53 € |
| Contribution par m² affecté | 158,64 € | 90,21 € |
Simulation 3 : un remplissage différent inverse le classement
Conservons tous les paramètres précédents, sauf l’occupation de la table, abaissée à 30 %. La cabine reste à 60 %. La table vend alors 6,6 jours moyens et dégage 396,59 € de contribution après les coûts retenus, soit 79,32 € par m². La cabine conserve 90,21 € par m² : elle passe devant.
Dans ce modèle précis, la table rejoint la contribution par m² de la cabine autour de 34,1 % d’occupation, lorsque la cabine reste à 60 %. Pour rejoindre sa contribution totale par poste, elle aurait besoin d’environ 81,9 %. Ces deux seuils illustrent pourquoi il faut annoncer l’indicateur comparé.
Ce ne sont pas des objectifs commerciaux universels. Une autre surface, un tarif négocié ou une installation plus coûteuse les modifierait. Ajouter des tables ne garantit pas davantage de demande : leur implantation doit rester compatible avec la circulation, l’aspiration, le confort et les activités voisines.
| Indicateur mensuel | Table à 30 % | Cabine à 60 % |
|---|---|---|
| Recette de base simulée | 469,19 € | 1 243,57 € |
| Contribution après coûts modélisés | 396,59 € | 1 082,53 € |
| Contribution par m² affecté | 79,32 € | 90,21 € |
Les locations longues : une valeur différente du prix journalier
Des cabines louées plus longtemps, comme dans les situations observées par le fondateur, peuvent simplifier l’organisation : moins d’arrivées, de transmissions et de recherches de remplaçants. Cette stabilité a une valeur économique dès lors qu’elle réduit des coûts ou une incertitude réellement supportés.
Elle ne démontre pas un meilleur remplissage annuel. Une longue réservation peut être suivie d’une longue vacance. Un engagement sur plusieurs jours par semaine ne vend pas nécessairement tous les autres jours. Il faut mesurer les droits d’accès, les périodes payées et les interruptions, pas seulement la durée écrite sur le contrat.
Les moyennes mensuelles observées sont de 609,67 € en onglerie, 800,04 € en cabine et 854,48 € en coiffure, sur les effectifs indiqués plus haut. Elles proviennent d’offres différentes de celles du sous-ensemble journalier. Diviser ces moyennes par vingt-deux ne calcule donc ni un tarif journalier réellement proposé ni une remise moyenne consentie par les mêmes hôtes.
Pour arbitrer, comparez au sein de votre propre offre le montant réellement garanti, les jours réservés, les services inclus et le coût des changements. Un forfait inférieur peut être préférable s’il apporte une contribution plus régulière ; il peut aussi bloquer des journées demandées à meilleur prix. La durée d’un soin chez la cliente reste distincte de la durée de location professionnelle.
Onglerie : une petite surface ne signifie pas un petit équipement
Une table, deux sièges et une prise ne décrivent pas tout le poste d’onglerie. Le coût du mobilier doit être rapproché de l’éclairage, du rangement, de l’aspiration et de l’environnement de travail. La proximité d’autres activités compte lorsque plusieurs professionnelles travaillent simultanément.
L’INRS recommande le captage à la table, une filtration adaptée ou un raccordement au réseau de ventilation, ainsi que la ventilation générale et l’entretien des dispositifs. L’ANSES recommandait déjà de renforcer ces mesures de prévention dans son expertise de 2017. Ces références justifient d’intégrer installation, électricité, filtres et maintenance au budget ; elles ne fixent pas un prix universel par poste.
Demandez ce qui est réellement inclus et qui entretient le matériel. Une dépense d’installation peut être limitée pour un emplacement déjà équipé et élevée dans un autre local. Deux tables dessinées sur un plan ne sont pas automatiquement deux postes exploitables dans de bonnes conditions. La comparaison financière commence après cette vérification pratique.
Cabine et coiffure : regarder les usages qui consomment
Pour une cabine, comptez le linge fourni, les lessives, le séchage, le ménage et la remise en température selon les prestations accueillies. Pour un fauteuil de coiffure, examinez aussi l’accès au bac, l’eau chaude et les appareils. Bpifrance Création identifie chauffage, climatisation, électroménager et chauffe-eau parmi les usages énergétiques des salons.
La CMA Auvergne–Rhône–Alpes relaie une consommation moyenne estimée de 45 litres d’eau par client en coiffure, issue du rapport de branche UNEC–CNEC 2023 réalisé par Xerfi. Ce repère explique pourquoi l’eau mérite une ligne budgétaire. Il ne décrit pas votre salon et ne doit pas être appliqué à une cabine ou à une table d’onglerie.
Partez de vos factures et de ce que vous fournissez effectivement. Une prestation sans linge de l’hôte ne supporte pas la même dépense qu’un accueil avec plusieurs serviettes. L’eau chauffée mobilise deux postes : eau et énergie. Les coûts peuvent également continuer pendant certaines périodes sans réservation.
Rotation, accueil et manutention : le travail derrière chaque réservation
Le temps consacré à une nouvelle professionnelle dépasse la remise des clés : expliquer les accès, montrer le matériel, organiser le rangement, répondre aux questions, contrôler la sortie et traiter un incident éventuel. Des locations courtes multiplient ces opérations lorsque chaque arrivée nécessite réellement une intervention.
Chronométrez quelques rotations ordinaires. Valorisez le temps de l’équipe ou le vôtre et ajoutez les consommables, le ménage et la manutention : déplacer un appareil, préparer du linge ou réorganiser un poste prend du temps. Comptez séparément les interventions récurrentes pendant le séjour pour éviter de tout attribuer au seul changement de locataire.
La vacance et les remises doivent rester visibles. Un tarif affiché de 90 € ne devient pas une recette de 90 € lorsque vous accordez une réduction ou remboursez la journée. De même, un calendrier bloqué peut correspondre à votre activité personnelle. Il ne prouve pas qu’un indépendant a réservé et payé.
Charges fixes, financement et coût de l’espace occupé
Dans un salon existant, louer une zone inutilisée peut apporter une contribution supplémentaire même si le loyer du local reste identique. Pour décider d’un nouveau coworking ou comparer deux aménagements, il faut aussi répartir les charges du lieu, les investissements et le temps de gestion. Ces deux décisions ne partagent pas le même périmètre de coûts.
Séparez résultat et trésorerie : l’achat du mobilier, son financement et son amortissement suivent des calendriers différents. Ne déduisez pas simultanément l’achat intégral et l’amortissement pour mesurer le même résultat. Utilisez une base fiscale cohérente avec les montants réellement supportés et faites apparaître les frais effectivement prélevés à l’hôte.
Le coût d’opportunité est la contribution que vous abandonnez en occupant autrement l’espace. Si louer votre cabine vous oblige à refuser des soins rentables, retirez leur contribution perdue. À l’inverse, attribuer une vente perdue fictive à un créneau habituellement vide fausserait également l’arbitrage. Conservez des hypothèses étayées par votre propre activité.
| Poste | Ce qu’il faut chiffrer | Dans le simulateur |
|---|---|---|
| Aspiration et ventilation | Installation, filtres, entretien et électricité | Investissement, maintenance et énergie |
| Linge et hygiène | Lavage, séchage, remplacement, consommables | Linge et consommables par journée louée |
| Accueil et changements | Clés, explications, sortie et remise en état | Coût par réservation |
| Temps administratif | Planning, facturation, incidents et relances | Heures de gestion et valeur horaire |
| Commercialisation | Photos, annonces et acquisition des professionnels | Marketing ; investissement selon sa nature |
| Assurances et abonnements | Surcoût de couverture, logiciels, connexion | Assurance, logiciels et autres charges |
| Comptabilité et frais bancaires | Coûts fixes ou frais retenus sur les recettes | Autres charges ou pourcentage hôte |
| Mobilier et travaux | Achat, pose, livraison et durée d’utilisation | Investissement et amortissement modélisé |
| Espaces communs | Quote-part de circulation, accueil et rangement | Surface affectée à chaque poste |
| Remises et vacance | Prix réellement encaissé et jours invendus | Prix par jour et taux d’occupation |
| Activité propre déplacée | Contribution des prestations réellement abandonnées | Marge propre abandonnée par jour loué |
| Financement et fiscalité | Intérêts, échéances, taxes et besoin de trésorerie | À compléter séparément dans le prévisionnel |
Bail et assurances : vérifier ce que le modèle suppose
L’organisation retenue doit correspondre au bail et aux usages du local. Service Public distingue la sous-location commerciale, encadrée notamment par l’autorisation du bailleur, et la mise à disposition accompagnée de prestations de services. Le titre donné au contrat ne remplace pas l’analyse de son contenu et de la situation.
Vérifiez les garanties de l’établissement et celles des professionnelles accueillies : activités déclarées, matériel confié, dommages et exclusions. La fiche Service Public sur les assurances du micro-entrepreneur distingue notamment couverture du local et couverture de l’activité. Les éventuels ajustements de contrat ou d’assurance doivent être chiffrés avant de traiter la recette simulée comme disponible.
Ce que les chiffres sectoriels éclairent, et ce qu’ils ne mesurent pas
L’UNEC recense 111 177 établissements de coiffure fin 2024, dont 69 556 salons. Ce dénombrement administratif situe le secteur ; il ne mesure pas les fauteuils disponibles à la location. Le panel UNEC–Hairnet indique aussi 260 € de chiffre d’affaires TTC par personne active et par jour en 2024. Il s’agit de ventes de prestations et de produits, pas de revenu locatif ni de bénéfice.
Ces données ne doivent pas devenir une promesse de demande pour un nouvel hôte. La localisation, l’équipement, les horaires et l’activité accueillie restent déterminants. De son côté, la nomenclature Insee des soins de beauté regroupe notamment soins du visage, manucure et épilation : elle n’isole pas le rendement locatif d’une table face à celui d’une cabine.
Passer du scénario à une décision dans votre établissement
Mesurez d’abord la surface réellement affectée et les jours que vous pouvez proposer sans conflit avec votre activité. Renseignez ensuite un prix cohérent avec les prestations incluses, les coûts par jour, le coût d’une arrivée et les charges supplémentaires. Testez un remplissage prudent avant d’envisager davantage de postes.
Le suivi doit rapprocher jours proposés, jours payés, recette après réductions, coûts et temps passé. Faites-le par espace et sur plusieurs périodes. Une cabine stable peut être intéressante pour la prévisibilité ; une table peut mieux valoriser une petite surface. L’intérêt économique disparaît si la location désorganise l’établissement ou déplace une activité plus contributive.
Notre étude associe quatre niveaux clairement distincts : le constat terrain du fondateur, les prix publics observés à une date, les simulations explicites et les repères sectoriels sourcés. Les surfaces, taux d’occupation et durées des exemples restent modifiables. Le catalogue ne fournit pas les historiques nécessaires pour mesurer une rentabilité réellement obtenue.
Quel mélange d’espaces serait rentable chez vous ?
Le tarif initial reprend la moyenne Kuuna du 3 octobre 2026. Les surfaces, durées, coûts et taux d’occupation sont des paramètres de travail à personnaliser.
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Une table d’onglerie est-elle plus rentable qu’une cabine ?
Le fondateur de KUUNA l’a constaté dans les situations qu’il avait observées avant la création de la plateforme. Les simulations expliquent ce mécanisme : une table peut produire davantage par m² tout en rapportant moins par poste. Le résultat dépend de la surface affectée, du prix encaissé, de l’occupation et des coûts.
Les cabines se louent-elles plus longtemps ?
C’est un autre constat terrain rapporté par le fondateur. Nous ne disposons pas ici d’un historique représentatif pour en publier une durée moyenne. Les deux et dix journées facturées par réservation utilisées dans les calculs sont des hypothèses illustratives, pas des moyennes mesurées.
Les prix de l’étude comprennent-ils les frais du client ?
Les colonnes de base et les prix initiaux du simulateur reprennent le loyer renseigné par l’hôte, avant frais client. Le tableau statistique présente aussi une colonne distincte avec les frais client, sans option. Le statut HT ou TTC des loyers n’est pas harmonisé ; les scénarios doivent être adaptés à votre situation.
Pourquoi ne pas publier un revenu observé par m² ?
Les surfaces disponibles ne sont pas assez complètes ni assez comparables. Une surface peut désigner une pièce, un poste ou une autre partie du lieu. Les 5 m² et 12 m² des exemples sont donc annoncés comme des hypothèses, et non comme des moyennes du catalogue.
Une réservation longue garantit-elle un meilleur résultat ?
Elle peut réduire les rotations et apporter de la visibilité. Mais son prix, les services inclus, les jours immobilisés et les périodes vacantes comptent aussi. La stabilité d’un contrat ne démontre ni un taux de remplissage annuel élevé ni un bénéfice supérieur.
Comment vérifier les chiffres du catalogue ?
Les fichiers CSV et JSON datés du 3 octobre 2026 sont disponibles dans les liens de l’étude. Une offre canonique vaut une observation, sans pondération par capacité ou par établissement. Les tarifs journaliers et mensuels n’utilisent pas nécessairement les mêmes offres.
Sources et méthode
Les tarifs décrivent les annonces observées à la date indiquée. Les calculs de rentabilité sont des simulations dont les hypothèses sont explicites ; le constat terrain est attribué au fondateur.
- Télécharger les prix observés le 3 octobre 2026 — CSV
- Données publiques et métadonnées de l’étude — JSON
- UNEC — chiffres clés 2024, publication 2025, pages 8–9 et 12
- CMA Auvergne–Rhône–Alpes — eau en coiffure, 15 décembre 2025, page 2
- INRS — soin et prothésie ongulaire, qualité de l’air, ED 6356, septembre 2019
- ANSES — expertise sur les professionnels du soin et de la décoration de l’ongle, 23 novembre 2017
- Bpifrance Création — énergie, eau et linge dans les salons, mars 2025
- Service Public — sous-location du bail commercial et mise à disposition avec services
- Service Public — assurances du micro-entrepreneur, vérifié le 7 juillet 2026
- Insee — périmètre des soins de beauté, NAF 96.02B
Votre activité mérite le bon espace.