Table d’onglerie, cabine ou fauteuil : quel espace beauté rapporte le plus ?

Étude KUUNA du 3 octobre 2026 : prix observés, revenu par poste, contribution par m² et durée de location. Trois simulations transparentes pour comparer les espaces.

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Espace beauté aménagé pour accueillir des professionnels indépendants
Le Journal KUUNA · L’espace de votre activité.
Dans cet article
  1. Les chiffres de l’étude
  2. Le constat terrain à l’origine de cette étude
  3. Ce que nous avons observé dans le catalogue KUUNA
  4. Revenu par poste et contribution par m² : deux décisions différentes
  5. Simulation 1 : le prix inférieur peut mieux valoriser la surface
  6. Simulation 2 : intégrer occupation, dépenses et rotations
  7. Simulation 3 : un remplissage différent inverse le classement
  8. Les locations longues : une valeur différente du prix journalier
  9. Onglerie : une petite surface ne signifie pas un petit équipement
  10. Cabine et coiffure : regarder les usages qui consomment
  11. Rotation, accueil et manutention : le travail derrière chaque réservation
  12. Charges fixes, financement et coût de l’espace occupé
  13. Bail et assurances : vérifier ce que le modèle suppose
  14. Ce que les chiffres sectoriels éclairent, et ce qu’ils ne mesurent pas
  15. Passer du scénario à une décision dans votre établissement
  16. Simuler mon projet
  17. Questions fréquentes
LES PRIX KUUNA · 3 OCTOBRE 2026

Les prix proposés, avec leurs effectifs.

187offres au catalogue
275postes déclarés
54établissements

Les tableaux reprennent les tarifs de location saisis par les établissements, pour les offres dont la capacité déclarée est égale à 1. Les frais KUUNA applicables à une réservation sont présentés en euros dans son récapitulatif avant paiement.

Tarifs journaliers · capacité déclarée de 1 · 3 octobre 2026
EspaceOffres / établissementsMoyenne du tarif saisiMédianeMoitié centrale des tarifs
Cabine esthétique33 / 1694,21 €93,75 €70,00 € – 110,00 €
Fauteuil de coiffure34 / 2381,21 €82,50 €62,25 € – 90,00 €
Poste d’onglerie15 / 1171,09 €65,00 €54,50 € – 84,50 €
Cabine de massage0 / 0Effectif insuffisant——

Ces valeurs décrivent les offres KUUNA observées à la date d’extraction ; elles ne représentent pas le marché français ni les prix effectivement réglés.

Voir les prix au mois et leurs effectifs
Tarifs mensuels · capacité déclarée de 1 · 3 octobre 2026
EspaceOffres / établissementsMoyenne du tarif saisiMédianeMoitié centrale des tarifs
Cabine esthétique18 / 13800,04 €700,00 €500,00 € – 897,50 €
Fauteuil de coiffure21 / 18854,48 €700,00 €490,00 € – 1 320,00 €
Poste d’onglerie13 / 11609,67 €500,00 €379,00 € – 890,00 €
Cabine de massage0 / 0Effectif insuffisant——

Les échantillons au jour et au mois sont différents. Leur rapport ne mesure pas une remise sur une même offre. Le simulateur modélise des journées facturées : un forfait mensuel doit être ramené à ses journées réellement couvertes avant de l’utiliser.

Méthode, périmètre et données vérifiables

Une offre canonique compte pour une observation, quel que soit son nombre de postes. Plusieurs offres d’un même établissement peuvent donc compter plusieurs fois. Le nombre d’établissements renseigne la diversité des lieux, sans pondération égale par salon. Une statistique tarifaire est présentée à partir de 5 offres et 5 établissements distincts.

La capacité déclarée de 1 facilite la comparaison mais ne constitue pas un audit physique des postes. Les montants de base proviennent des hôtes ; leur statut HT ou TTC n’est pas harmonisé. Ni les prix effectivement négociés, ni l’occupation, ni les bénéfices ne se déduisent de ce catalogue.

Extraction du 3 octobre 2026 à 20 h 01, heure de Paris. Les quartiers, surfaces et disponibilités ne sont pas contrôlés par cette étude. Les surfaces des simulations sont des hypothèses comprenant une part des espaces communs. Les quartiles sont calculés par interpolation linéaire ; les résultats sont arrondis au centime pour l’affichage.

Adapter ces prix à mon projet

Le constat terrain à l’origine de cette étude

Avant de créer KUUNA, son fondateur avait observé un décalage : des tables d’onglerie pouvaient être plus rentables que des cabines, alors que les cabines se louaient plus longtemps. Cette expérience a nourri la réflexion sur la manière de valoriser les espaces beauté. L’étude part de ce constat réel pour en expliquer les mécanismes économiques.

Son périmètre ne constitue pas ici un échantillon statistique documenté. Nous ne lui attribuons donc ni durée moyenne nationale ni taux de remplissage. Nous rapprochons ce retour terrain des tarifs du catalogue, puis construisons des scénarios dont les surfaces, les coûts et l’occupation sont visibles.

La question utile pour un établissement est précise : quelle utilisation de mon espace apporte le plus de contribution, compte tenu de la place disponible, du travail nécessaire et de la demande que je peux réellement servir ? Un prix journalier élevé, un contrat long et un bon résultat par mètre carré répondent à des questions différentes.

Ce que nous avons observé dans le catalogue KUUNA

L’extraction du 3 octobre 2026 à 20 h 01, heure de Paris, recense 187 offres canoniques, 275 postes déclarés et 54 établissements. Une offre peut représenter plusieurs postes : ces nombres ne désignent donc pas la même chose. Le catalogue est une photographie des annonces publiques disponibles à cette date, sans représentativité revendiquée du marché français.

Pour les comparaisons par poste, nous retenons les offres dont la capacité déclarée vaut un. Ce filtre est un indicateur pratique, pas une vérification physique de chaque lieu. Les moyennes donnent le même poids à chaque offre canonique ; un établissement présentant plusieurs offres peut peser plusieurs fois. Le nombre de salons indiqué renseigne la diversité des lieux, sans corriger cette pondération.

Les montants sont les prix de base saisis par les hôtes, avant les frais et options ajoutés au client. Ce ne sont ni des prix finaux de réservation ni des encaissements constatés. Le catalogue ne permet pas d’harmoniser leur statut HT ou TTC. Les surfaces renseignées sont trop peu nombreuses et trop ambiguës pour publier un rendement observé par m².

Nous conservons seulement les tarifs positifs renseignés pour chaque durée. Les effectifs changent entre jour et mois. La catégorie massage ne fournit pas un échantillon journalier suffisamment diversifié pour fixer un prix de référence dans nos scénarios.

Prix de base moyens par offre de capacité déclarée 1 — photographie du 3 octobre 2026
Type d’espaceÀ la journéeOffres / salonsAu moisOffres / salons
Table d’onglerie71,09 €15 / 11609,67 €13 / 11
Cabine esthétique94,21 €33 / 16800,04 €18 / 13
Fauteuil de coiffure81,21 €34 / 23854,48 €21 / 18

Revenu par poste et contribution par m² : deux décisions différentes

Le revenu par poste aide à savoir ce qu’une unité peut apporter au lieu. Le revenu par m² mesure l’intensité d’utilisation de la surface. La contribution retranche ensuite les coûts retenus dans le calcul. Aucun de ces indicateurs, pris seul, ne correspond au bénéfice net de l’entreprise.

Une cabine peut rapporter plus d’euros au total tout en rapportant moins par m². Une table compacte peut mieux utiliser une petite zone sans pouvoir remplacer une cabine nécessaire à vos soins. Le bon indicateur dépend de la contrainte : manque de place, besoin de trésorerie, disponibilité de l’équipe ou recherche de stabilité.

La surface affectée doit intégrer une quote-part cohérente des circulations, de l’accueil et du rangement. Comparer la seule empreinte d’un plateau de table à une cabine entière favoriserait artificiellement l’onglerie. Les 5 m² et 12 m² utilisés ci-dessous sont des hypothèses de calcul, jamais des surfaces moyennes constatées ni des prescriptions d’aménagement.

Simulation 1 : le prix inférieur peut mieux valoriser la surface

Prenons les deux prix journaliers moyens observés : 71,09 € pour une table et 94,21 € pour une cabine. Affectons, uniquement pour cet exemple, 5 m² à la table et 12 m² à la cabine. Un jour vendu produit alors 14,218 € de recette brute par m² côté onglerie, contre 7,8508 € côté cabine.

Le rapport est supérieur de 81,1 % pour la table dans cette simulation. Cela explique comment le constat du fondateur peut se produire : la différence de surface compense largement la différence de prix. Pourtant, la cabine conserve la recette la plus élevée par poste et par jour vendu.

Cette première lecture ne traite encore ni les jours invendus, ni l’entretien, ni la gestion. Elle isole un mécanisme de densité économique. Dire que la table est « 81,1 % plus rentable » sans préciser ce périmètre serait incorrect : nous avons calculé une recette brute par m² pour une journée vendue.

Surfaces entièrement hypothétiques ; prix de base issus du catalogue
Calcul pour un jour venduTable d’onglerieCabine esthétique
Prix de base utilisé71,09 €94,21 €
Surface affectée supposée5 m²12 m²
Recette brute par m² et jour vendu14,22 €7,85 €

Simulation 2 : intégrer occupation, dépenses et rotations

Passons à un mois construit avec 22 jours proposés et 60 % d’occupation pour les deux espaces, soit 13,2 jours vendus en moyenne. Supposons 5 € de dépenses variables par jour loué en onglerie et 11 € en cabine. Chaque changement de réservation coûte 12 € de gestion et de remise en état.

Pour représenter deux organisations possibles, fixons deux journées facturées par réservation pour la table et dix pour la cabine, consécutives ou réparties sur plusieurs semaines. Ces durées sont illustratives : elles ne proviennent ni du catalogue ni d’une mesure des réservations. Le calcul fractionnaire décrit une moyenne de fonctionnement sur plusieurs périodes, pas un planning contenant une fraction de contrat.

La recette est le prix journalier multiplié par les jours vendus. Nous retranchons les dépenses par jour et le coût des rotations : jours vendus divisés par durée moyenne, puis multipliés par 12 €. Les opérations utilisent leur précision complète ; seuls les résultats affichés sont arrondis.

La table conserve ici une contribution par m² supérieure de 75,9 %. La cabine apporte pourtant 289,34 € de contribution supplémentaire par poste. Les deux résultats sont compatibles. Il reste à payer les frais éventuels non modélisés, les charges fixes, le financement et les amortissements ; aucune fiscalité ni rémunération personnelle n’est déduite.

Scénario illustratif mensuel — contribution après les seuls coûts modélisés
IndicateurTable d’onglerieCabine esthétique
Jours proposés / occupation22 / 60 %22 / 60 %
Jours vendus moyens13,213,2
Journées facturées supposées par réservation2 jours10 jours
Recette de base simulée938,39 €1 243,57 €
Dépenses variables simulées66,00 €145,20 €
Coût des rotations simulé79,20 €15,84 €
Contribution avant autres charges793,19 €1 082,53 €
Contribution par m² affecté158,64 €90,21 €

Simulation 3 : un remplissage différent inverse le classement

Conservons tous les paramètres précédents, sauf l’occupation de la table, abaissée à 30 %. La cabine reste à 60 %. La table vend alors 6,6 jours moyens et dégage 396,59 € de contribution après les coûts retenus, soit 79,32 € par m². La cabine conserve 90,21 € par m² : elle passe devant.

Dans ce modèle précis, la table rejoint la contribution par m² de la cabine autour de 34,1 % d’occupation, lorsque la cabine reste à 60 %. Pour rejoindre sa contribution totale par poste, elle aurait besoin d’environ 81,9 %. Ces deux seuils illustrent pourquoi il faut annoncer l’indicateur comparé.

Ce ne sont pas des objectifs commerciaux universels. Une autre surface, un tarif négocié ou une installation plus coûteuse les modifierait. Ajouter des tables ne garantit pas davantage de demande : leur implantation doit rester compatible avec la circulation, l’aspiration, le confort et les activités voisines.

Seule l’occupation de l’onglerie change par rapport à la simulation 2
Indicateur mensuelTable à 30 %Cabine à 60 %
Recette de base simulée469,19 €1 243,57 €
Contribution après coûts modélisés396,59 €1 082,53 €
Contribution par m² affecté79,32 €90,21 €

Les locations longues : une valeur différente du prix journalier

Des cabines louées plus longtemps, comme dans les situations observées par le fondateur, peuvent simplifier l’organisation : moins d’arrivées, de transmissions et de recherches de remplaçants. Cette stabilité a une valeur économique dès lors qu’elle réduit des coûts ou une incertitude réellement supportés.

Elle ne démontre pas un meilleur remplissage annuel. Une longue réservation peut être suivie d’une longue vacance. Un engagement sur plusieurs jours par semaine ne vend pas nécessairement tous les autres jours. Il faut mesurer les droits d’accès, les périodes payées et les interruptions, pas seulement la durée écrite sur le contrat.

Les moyennes mensuelles observées sont de 609,67 € en onglerie, 800,04 € en cabine et 854,48 € en coiffure, sur les effectifs indiqués plus haut. Elles proviennent d’offres différentes de celles du sous-ensemble journalier. Diviser ces moyennes par vingt-deux ne calcule donc ni un tarif journalier réellement proposé ni une remise moyenne consentie par les mêmes hôtes.

Pour arbitrer, comparez au sein de votre propre offre le montant réellement garanti, les jours réservés, les services inclus et le coût des changements. Un forfait inférieur peut être préférable s’il apporte une contribution plus régulière ; il peut aussi bloquer des journées demandées à meilleur prix. La durée d’un soin chez la cliente reste distincte de la durée de location professionnelle.

Onglerie : une petite surface ne signifie pas un petit équipement

Une table, deux sièges et une prise ne décrivent pas tout le poste d’onglerie. Le coût du mobilier doit être rapproché de l’éclairage, du rangement, de l’aspiration et de l’environnement de travail. La proximité d’autres activités compte lorsque plusieurs professionnelles travaillent simultanément.

L’INRS recommande le captage à la table, une filtration adaptée ou un raccordement au réseau de ventilation, ainsi que la ventilation générale et l’entretien des dispositifs. L’ANSES recommandait déjà de renforcer ces mesures de prévention dans son expertise de 2017. Ces références justifient d’intégrer installation, électricité, filtres et maintenance au budget ; elles ne fixent pas un prix universel par poste.

Demandez ce qui est réellement inclus et qui entretient le matériel. Une dépense d’installation peut être limitée pour un emplacement déjà équipé et élevée dans un autre local. Deux tables dessinées sur un plan ne sont pas automatiquement deux postes exploitables dans de bonnes conditions. La comparaison financière commence après cette vérification pratique.

Cabine et coiffure : regarder les usages qui consomment

Pour une cabine, comptez le linge fourni, les lessives, le séchage, le ménage et la remise en température selon les prestations accueillies. Pour un fauteuil de coiffure, examinez aussi l’accès au bac, l’eau chaude et les appareils. Bpifrance Création identifie chauffage, climatisation, électroménager et chauffe-eau parmi les usages énergétiques des salons.

La CMA Auvergne–Rhône–Alpes relaie une consommation moyenne estimée de 45 litres d’eau par client en coiffure, issue du rapport de branche UNEC–CNEC 2023 réalisé par Xerfi. Ce repère explique pourquoi l’eau mérite une ligne budgétaire. Il ne décrit pas votre salon et ne doit pas être appliqué à une cabine ou à une table d’onglerie.

Partez de vos factures et de ce que vous fournissez effectivement. Une prestation sans linge de l’hôte ne supporte pas la même dépense qu’un accueil avec plusieurs serviettes. L’eau chauffée mobilise deux postes : eau et énergie. Les coûts peuvent également continuer pendant certaines périodes sans réservation.

Rotation, accueil et manutention : le travail derrière chaque réservation

Le temps consacré à une nouvelle professionnelle dépasse la remise des clés : expliquer les accès, montrer le matériel, organiser le rangement, répondre aux questions, contrôler la sortie et traiter un incident éventuel. Des locations courtes multiplient ces opérations lorsque chaque arrivée nécessite réellement une intervention.

Chronométrez quelques rotations ordinaires. Valorisez le temps de l’équipe ou le vôtre et ajoutez les consommables, le ménage et la manutention : déplacer un appareil, préparer du linge ou réorganiser un poste prend du temps. Comptez séparément les interventions récurrentes pendant le séjour pour éviter de tout attribuer au seul changement de locataire.

La vacance et les remises doivent rester visibles. Un tarif affiché de 90 € ne devient pas une recette de 90 € lorsque vous accordez une réduction ou remboursez la journée. De même, un calendrier bloqué peut correspondre à votre activité personnelle. Il ne prouve pas qu’un indépendant a réservé et payé.

Charges fixes, financement et coût de l’espace occupé

Dans un salon existant, louer une zone inutilisée peut apporter une contribution supplémentaire même si le loyer du local reste identique. Pour décider d’un nouveau coworking ou comparer deux aménagements, il faut aussi répartir les charges du lieu, les investissements et le temps de gestion. Ces deux décisions ne partagent pas le même périmètre de coûts.

Séparez résultat et trésorerie : l’achat du mobilier, son financement et son amortissement suivent des calendriers différents. Ne déduisez pas simultanément l’achat intégral et l’amortissement pour mesurer le même résultat. Utilisez une base fiscale cohérente avec les montants réellement supportés et faites apparaître les frais effectivement prélevés à l’hôte.

Le coût d’opportunité est la contribution que vous abandonnez en occupant autrement l’espace. Si louer votre cabine vous oblige à refuser des soins rentables, retirez leur contribution perdue. À l’inverse, attribuer une vente perdue fictive à un créneau habituellement vide fausserait également l’arbitrage. Conservez des hypothèses étayées par votre propre activité.

Dépenses souvent oubliées : où les intégrer sans les compter deux fois
PosteCe qu’il faut chiffrerDans le simulateur
Aspiration et ventilationInstallation, filtres, entretien et électricitéInvestissement, maintenance et énergie
Linge et hygièneLavage, séchage, remplacement, consommablesLinge et consommables par journée louée
Accueil et changementsClés, explications, sortie et remise en étatCoût par réservation
Temps administratifPlanning, facturation, incidents et relancesHeures de gestion et valeur horaire
CommercialisationPhotos, annonces et acquisition des professionnelsMarketing ; investissement selon sa nature
Assurances et abonnementsSurcoût de couverture, logiciels, connexionAssurance, logiciels et autres charges
Comptabilité et frais bancairesCoûts fixes ou frais retenus sur les recettesAutres charges ou pourcentage hôte
Mobilier et travauxAchat, pose, livraison et durée d’utilisationInvestissement et amortissement modélisé
Espaces communsQuote-part de circulation, accueil et rangementSurface affectée à chaque poste
Remises et vacancePrix réellement encaissé et jours invendusPrix par jour et taux d’occupation
Activité propre déplacéeContribution des prestations réellement abandonnéesMarge propre abandonnée par jour loué
Financement et fiscalitéIntérêts, échéances, taxes et besoin de trésorerieÀ compléter séparément dans le prévisionnel

Bail et assurances : vérifier ce que le modèle suppose

L’organisation retenue doit correspondre au bail et aux usages du local. Service Public distingue la sous-location commerciale, encadrée notamment par l’autorisation du bailleur, et la mise à disposition accompagnée de prestations de services. Le titre donné au contrat ne remplace pas l’analyse de son contenu et de la situation.

Vérifiez les garanties de l’établissement et celles des professionnelles accueillies : activités déclarées, matériel confié, dommages et exclusions. La fiche Service Public sur les assurances du micro-entrepreneur distingue notamment couverture du local et couverture de l’activité. Les éventuels ajustements de contrat ou d’assurance doivent être chiffrés avant de traiter la recette simulée comme disponible.

Ce que les chiffres sectoriels éclairent, et ce qu’ils ne mesurent pas

L’UNEC recense 111 177 établissements de coiffure fin 2024, dont 69 556 salons. Ce dénombrement administratif situe le secteur ; il ne mesure pas les fauteuils disponibles à la location. Le panel UNEC–Hairnet indique aussi 260 € de chiffre d’affaires TTC par personne active et par jour en 2024. Il s’agit de ventes de prestations et de produits, pas de revenu locatif ni de bénéfice.

Ces données ne doivent pas devenir une promesse de demande pour un nouvel hôte. La localisation, l’équipement, les horaires et l’activité accueillie restent déterminants. De son côté, la nomenclature Insee des soins de beauté regroupe notamment soins du visage, manucure et épilation : elle n’isole pas le rendement locatif d’une table face à celui d’une cabine.

Passer du scénario à une décision dans votre établissement

Mesurez d’abord la surface réellement affectée et les jours que vous pouvez proposer sans conflit avec votre activité. Renseignez ensuite un prix cohérent avec les prestations incluses, les coûts par jour, le coût d’une arrivée et les charges supplémentaires. Testez un remplissage prudent avant d’envisager davantage de postes.

Le suivi doit rapprocher jours proposés, jours payés, recette après réductions, coûts et temps passé. Faites-le par espace et sur plusieurs périodes. Une cabine stable peut être intéressante pour la prévisibilité ; une table peut mieux valoriser une petite surface. L’intérêt économique disparaît si la location désorganise l’établissement ou déplace une activité plus contributive.

Notre étude associe quatre niveaux clairement distincts : le constat terrain du fondateur, les prix publics observés à une date, les simulations explicites et les repères sectoriels sourcés. Les surfaces, taux d’occupation et durées des exemples restent modifiables. Le catalogue ne fournit pas les historiques nécessaires pour mesurer une rentabilité réellement obtenue.

VOS PRIX. VOS COÛTS. VOTRE PROJET.

Quel mélange d’espaces serait rentable chez vous ?

Le tarif initial reprend la moyenne Kuuna du 3 octobre 2026. Les surfaces, durées, coûts et taux d’occupation sont des paramètres de travail à personnaliser.

Votre situation

Renseignez uniquement les coûts ajoutés par la location. Votre loyer actuel inchangé reste dans les comptes du salon, mais n’est pas déduit une seconde fois ici. Utilisez une même base de TVA pour prix et coûts ; le catalogue ne permet pas une harmonisation automatique.

Table d’onglerie · groupe 1

Repère : 71,09 € / jour · 15 offres, 11 établissements · capacité déclarée de 1. Les frais facturés au locataire ne sont pas votre recette.

Coûts quotidiens et rotation des occupants

Le coût par réservation couvre un accueil et une remise en état complète. Ne recomptez pas le même nettoyage ou la même heure dans plusieurs lignes. Comptez les journées facturées au professionnel par réservation, même si elles ne sont pas consécutives. Il ne s’agit pas de la durée d’une prestation beauté.

Charges communes, temps et investissement

Le taux de frais est celui supporté par l’hôte. Les frais acheteur Kuuna ne se déduisent pas une seconde fois. L’amortissement est linéaire et pédagogique ; intérêts, fiscalité et besoin de trésorerie restent à étudier séparément.

Comparer les groupes avant charges communes et amortissement
EspaceRecettes / moisContribution / moisContribution / m² / moisLocations équivalentes / mois
Table d’onglerie · 1938,39 €832,79 €166,56 €3,3
Trois taux d’occupation hypothétiques, appliqués à tous vos groupes
OccupationRecettes / moisAprès tous les coûts modélisés
30 %469,19 €279,73 €
50 %781,99 €557,32 €
70 %1 094,79 €834,92 €
Voir les formules et ce que signifie le résultat

Journées louées = postes × jours proposés × occupation. Recettes = journées louées × prix par jour. Locations équivalentes = journées louées ÷ durée moyenne d’une réservation. Coûts de rotation = locations équivalentes × coût d’accueil et remise en état.

Le résultat soustrait coûts quotidiens, frais hôte, charges fixes, gestion, marge propre abandonnée et investissement ÷ durée d’amortissement. Le délai de récupération divise l’investissement par la contribution avant amortissement ; il suppose un mois identique dès le départ. Les fractions de locations sont des moyennes de scénario, pas des réservations à créer dans le calendrier.

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LES QUESTIONS QUI RESTENT

On fait le point.

Une table d’onglerie est-elle plus rentable qu’une cabine ?

Le fondateur de KUUNA l’a constaté dans les situations qu’il avait observées avant la création de la plateforme. Les simulations expliquent ce mécanisme : une table peut produire davantage par m² tout en rapportant moins par poste. Le résultat dépend de la surface affectée, du prix encaissé, de l’occupation et des coûts.

Les cabines se louent-elles plus longtemps ?

C’est un autre constat terrain rapporté par le fondateur. Nous ne disposons pas ici d’un historique représentatif pour en publier une durée moyenne. Les deux et dix journées facturées par réservation utilisées dans les calculs sont des hypothèses illustratives, pas des moyennes mesurées.

Les prix de l’étude comprennent-ils les frais du client ?

Les colonnes de base et les prix initiaux du simulateur reprennent le loyer renseigné par l’hôte, avant frais client. Le tableau statistique présente aussi une colonne distincte avec les frais client, sans option. Le statut HT ou TTC des loyers n’est pas harmonisé ; les scénarios doivent être adaptés à votre situation.

Pourquoi ne pas publier un revenu observé par m² ?

Les surfaces disponibles ne sont pas assez complètes ni assez comparables. Une surface peut désigner une pièce, un poste ou une autre partie du lieu. Les 5 m² et 12 m² des exemples sont donc annoncés comme des hypothèses, et non comme des moyennes du catalogue.

Une réservation longue garantit-elle un meilleur résultat ?

Elle peut réduire les rotations et apporter de la visibilité. Mais son prix, les services inclus, les jours immobilisés et les périodes vacantes comptent aussi. La stabilité d’un contrat ne démontre ni un taux de remplissage annuel élevé ni un bénéfice supérieur.

Comment vérifier les chiffres du catalogue ?

Les fichiers CSV et JSON datés du 3 octobre 2026 sont disponibles dans les liens de l’étude. Une offre canonique vaut une observation, sans pondération par capacité ou par établissement. Les tarifs journaliers et mensuels n’utilisent pas nécessairement les mêmes offres.

Sources et méthode

Les tarifs décrivent les annonces observées à la date indiquée. Les calculs de rentabilité sont des simulations dont les hypothèses sont explicites ; le constat terrain est attribué au fondateur.

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